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Au confluent de la Meurthe et de la Moselle qui se rejoignent au nord de la commune, des traces de vie humaine remontant aux périodes les plus reculées ont été retrouvées dans le secteur de Frouard.

Quelques objets datant de la préhistoire ont été retrouvés au plateau des Rays, ainsi que dans la vallée, dans les secteurs des anciennes usines et du quartier du Douaire.

Une importante découverte faite en 1870 permit la mise à jour d’objets de bronze datant de lantiquité, et plus récemment, durant les années 1980, le travaux d’aménagement de la ZAC «Au Grand Air» et du quartier de la Penotte permirent de mettre à jour des vestiges, objets et habitats remontant au Bronze Final et au Haut Moyen âge.

Aux limites de l’évêché de Toul, des terres des ducs de Lorraine et de celle de l’évêque de Metz, carrefour entre deux vallées canalisant les passages Nord-Sud et Est-Ouest, Frouard a connu une histoire moyen-âgeuse particulièrement agitée.

Selon la légende, c’est à cette époque que remonterait le nom du lieu-dit «gueule d’enfer» le point de jonction de la Meurthe et de la Moselle où aurait été jeté le corps du baron Bouche d’Enfer, seigneur du vieux château dont la dépouille fut refusée par l’église.

La guerre de trente ans fut marquée par de nombreux passages de troupes, à l’origine de bien des maux, dont des épidémies de peste. La guerre se termina par la destruction du vieux château par les troupes de Richelieu, ordonnée, comme pour tous les châteaux des environs, par Louis XIII qui voyait dans ces forteresses un facteur d’instabilité du royaume.

Les périodes suivantes furent moins agitées. Durant la guerre de 1870, un corps de Francs Tireur fut formé à Frouard et est allé intégrer le 3ème corps de l’armée du Rhin affectée à la défense du fort de Queuleu, près de Metz.

La première guerre mondiale mis Frouard à quelques dizaines de kilomètre du front, du côté de Pont à Mousson. Ce qui lui valu de nombreux passages de troupes, mais aussi, avec pour objectif voie ferrée et usines reconverties dans la fabrication de munitions, d’être la cible de l’artillerie lourde à longue portée allemande. 821 obus de 240 mm touchèrent la commune, produisant de nombreux dégâts et des pertes chez les ouvriers.

La seconde guerre mondiale fut marquée en 1940 par un bombardement aérien allemand sur la voie ferrée se soldant par cinq civils tués.
Début septembre 1944, lors de la libération de la ville, des bombardements américains firent 30 victimes civiles et les troupes allemandes exécutèrent 5 résistants.

Du point de vue économique, Frouard est restée longtemps une commune rurale jusqu’à l’installation en 1857 de la première usine sidérurgique du bassin de Pompey, l’usine de Montataire.

Plusieurs autres établissements sidérurgiques se sont développés à Frouard et Pompey, entraînant une explosion démographique, d’un peu moins d’un millier d’habitants en 1850 pour dépasser 6000 cent ans plus tard.

La fermeture de l’usine Delattre Levivier à Frouard en 1983 puis celles des Aciéries de Pompey en 1986 marquèrent la fin de la sidérurgie sur le bassin. En lieu et place des friches industrielles, des entreprises se sont installées en fond de vallée, sur le secteur du ban la dame.

 

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